LE NOUVEAU VISAGE DE LA GUERRE / Édith Desrousseaux de Medrano et Clotilde Bizot-Espiard


LE NOUVEAU VISAGE DE LA GUERRE / Édith Desrousseaux de Medrano et Clotilde Bizot-Espiard

Référence: verdun thématique 3 - ISBN 979-10-92247-79-4
18,00
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résumé

Pour cette dernière année du cycle commémoratif du Centenaire, nous souhaitons montrer et expliquer les évolutions de chacun des camps dans leur manière de combattre après quatre années de conflit, à la lumière de la reprise du saillant de Saint-Mihiel et des offensives Meuse-Argonne, durant lesquelles les troupes américaines ont joué un rôle essentiel. (Thierry Hubscher, directeur du Mémorial de Verdun - EPCC Champ de bataille)
C’était une vraie bataille. Mitrailleuses, fusils, obus, avions et chars, tout ce dont vous avez entendu parler. Je les ai tous vus. (Lettre de Charles Stevenson, soldat américain, à sa famille le 18 septembre 1918, juste après l’attaque de Saint-Mihiel à laquelle il a participé.)

La technique de la guerre peut-elle constituer un sujet accessible à tous ? Quel rôle militaire l’armée américaine a-t-elle joué dans la Grande Guerre ? Un siècle après les offensives américaines en Meuse, le Mémorial de Verdun vous invite à découvrir les manières de combattre adoptées par les belligérants durant les derniers mois de guerre. Entre 1914 et 1918, les méthodes pour « faire la guerre » évoluent de façon spectaculaire. Le combat tactique change : toutes les armes de mêlée, d’appui et de soutien coopèrent en vue d’atteindre un maximum d’efficacité. À l’expérience du combat acquise par les Français et les Allemands pendant quatre ans, s’ajoute une évolution des armes et des moyens techniques. Encore inexpérimentée, la jeune armée américaine est pour sa part confrontée à la réalité des combats et s’adapte durant toute l’année 1918.

Des armes nouvelles sont apparues tout au long de la guerre. L’aviation, encore balbutiante en 1914, s’est spécialisée en aviation d’observation, de chasse et de bombardement. Les matériels ont été radicalement transformés. Un avion de chasse vole à 100 km/h en 1914 et à près de 300 km/h en 1918. Il est désormais armé de lance-bombes et de mitrailleuses synchronisées. La verticalité de l’avion lui permet en 1918 d’empêcher l’ennemi de se fixer au sol dans des tranchées profondes comme durant les trois premières années de guerre. Les tranchées de 1918 constituent des fortifications de campagne plus éphémères et moins sophistiquées que les précédentes de 1914 à 1917. Au sol, le char – avant tout franchisseur de tranchées – est apparu et est en train de changer la face du champ de bataille. Désormais, la mobilité est un facteur de victoire. Les gaz et les lance-flammes ont également changé le visage du combat.
Il s’agit maintenant pour les chefs de coordonner toutes les armes mises à leur disposition. Pour cela, le travail méconnu des états-majors est fondamental. La mise au point du commandement unifié, confié à Ferdinand Foch en mars, fait de l’année 1918 la matrice de tous les grands combats interarmes et interarmées qui se succèdent jusqu’à nos jours.
(extrait de la préface de François Cochet, professeur émérite des universités et membre du comité d’orientation scientifique du Mémorial de Verdun)

 

les auteurs

Diplomée de l’École du Louvre, Édith Desrousseaux de Medrano est commissaire d’exposition. Après avoir travaillé au sein de la Fondation Charles de Gaulle, ainsi qu’à plusieurs expositions temporaires, elle s’est consacrée à la réalisation de l’exposition permanente du Mémorial de Verdun.

Clotilde Bizot-Espiard est responsable du développement culturel et de la communication au Mémorial de Verdun.

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